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Creute effondrée et entrée de galerie creusée dessous par les Allemands (secteur Noyon)

28 juillet 2008

Vue en coupe d’une creute effondrée en forêt secteur de Noyon (Oise)

Vue creute effondrée et entrée galerie creusée dessous par les Allemands

Paysage bucolique que cette vue en coupe d’une creute effondrée en forêt dans le secteur de Noyon (Oise). Les creutes en patois (Picard ?) désignent comme dans le Noyonnais, le Soissonnais et au Chemin-des-Dames, les anciennes carrières de pierres calcaires. Peu profondes, ces carrières utilisées dès 1914 par les Allemands ont mal résisté aux explosions en surface et au délitage régulier des voûtes calcaires. Par endroit le « ciel » (plafond) des salles s’est effondré par plaques énormes. Ailleurs, ça tient encore plus ou moins, mais certaines portions font peur à voir…

Visiteurs, la prudence s’impose !

Descente de galerie creusée par l’Armée allemande sous la creute pour circuler et servir d’abri

C’est à cause de ce manque de protection que les Allemands ont creusé sous ces creutes (on y voit d’innombrables impacts de pics), des réseaux de galeries avec des renfoncements, pour stationner leurs troupes et circuler plus en sécurité dans ce secteur exposé aux tirs français. Cet effondrement du terrain révèle justement une descente de galerie creusée par l’Armée allemande qui s’enfonce sous la creute, donnant sur un réseau d’étroites galeries avec quelques petits renfoncements où les Landser espéraient trouver repos et sécurité.

Vue de l'entrée de la galerie creusée par les Allemands sous la creute

A noter l’emplacement d’un P.C. ou peut-être d’un poste de téléphonistes, aménagé dans une ramification creusée encore plus profondément que le reste des galeries (saignées dans les murs pour passage de câbles et nombreuses fixations au mur comme pour des appareils, mais là, pas d’évacuations pour les fumées d’un groupe électrogène par exemple).

Parfois ces galeries sont presque totalement comblées de gravats. Il faut ramper au ras de la voûte pour aller plus loin. Des restes d’étayage subsistent (gros bastaings en bois) notamment pour retenir les éboulis dans d’étroites « cheminées » naturelles quasi verticales qui traversent la voûte par endroit (comme la petite section visible dans le coin en haut à droite de l’entrée sur la photo).

Certaines pourtant, vu les traces de suie, ont servi d’extracteurs de fumées (ça devait être difficilement respirable là-dedans quand les soldats s’y entassaient et faisaient du feu !) Parmi les vestiges les plus présents : Bouteilles brisées, boîtes à conserve et pas mal de semelles de bottes ou brodequins en cuir enterrées dans le sable crayeux.

Je vous avais promis des photographies de l’intérieur de ces galeries 100 % allemandes de 14-18. Voyez donc cet article : Réseau de galeries creusé par les Allemands sous des creutes secteur Noyon (Oise)

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