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La tombe du Président Raymond Poincaré à Nubécourt (Meuse)

11 octobre 2014

C’est sous le charme discret du village meusien de Nubécourt que repose l’ancien Président de la République Française, M. Raymond Poincaré (1860-1934). Détail de sa stèle funéraire.

Plaque de la tombe du Président Raymond Poincaré à Nubécourt (Meuse)

Président de 1913 à 1920 sous la IIIe République, il assuma la lourde responsabilité de chef d’état pendant toute la durée de la Grande Guerre. Voici une photo du Président Raymond Poincaré en 1914 (source Wikipédia, Raymond Poincaré).

Le Président Raymond Poincaré en 1914

C’est en longeant la belle forêt d’Argonne (au sud-est) que je traversai la localité de Nubécourt. Arrêtons-nous alors au cimetière qui entoure l’église Saint-Martin, massive, datant du XVIe siècle.

Eglise de Nubécourt entourée par le cimetière (Meuse)

Traversons le cimetière et contournons l’église pour atteindre le portail de l’enclos ou carré privé de la famille Poincaré.

Portail de l'enclos privé dans le cimetière de Nubécourt (55)

Là vous découvrez un vaste enclos privé qui contraste avec le cimetière, par son espace, ses alignements de stèles métalliques à plaques de marbre et les hautes haies qui l’entourent. La tombe du Président Poincaré et de son épouse est vers le milieu du côté droit.

Enclos privé famille Poincaré cimetière de Nubécourt (55)

Voici la stèle métallique aux deux plaques ovoïdes en marbre blanc : celle de Raymond Poincaré à gauche et celle de son épouse, Henriette Benucci (1858-1943), à droite.

Stèle de la tombe des époux Poincaré au cimetière de Nubécourt (55)

Détail des deux plaques de la stèle sur la tombe des époux Poincaré (Nubécourt, Meuse).

Les deux plaques de la stèle des époux Poincaré (Nubécourt, Meuse)

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Char français Renault FT-17 au Musée de l’Armée, Hôtel national des Invalides (Paris)

24 juin 2014

Vous rencontrerez le petit char d’assaut Renault FT-17, premier véritable char de combat moderne et figure emblématique de la victoire des Alliés en 1918, campé dans un angle de la galerie de la cour d’Honneur du Musée de l’Armée à Paris (Hôtel national des Invalides), entouré des superbes collections d’artillerie des XVIIe-XIXe siècles.

Char français Renault FT-17 du Musée de l'Armée, Hôtel national des Invalides (Paris)

Fabriqué à partir de 1917 par le constructeur Renault sous le nom de code de production FT (d’où l’appellation répandue de << FT-17 >> ou << FT 17 >>), ce char de seulement 4,95 m de long sur 1,73 m de large et 2,13 m de haut mais très efficace ne pèse que 6,7 tonnes (comparé aux 12t du Schneider et aux 23,5t du Saint-Chamond !)

Char français Renault FT-17 du Musée de l'Armée, Hôtel national des Invalides (Paris)

Son équipage était alors réduit à deux hommes : le chef de char/tireur et le conducteur. Il est ici armé du canon de 37 mm semi-automatique (l’autre version étant avec la mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm). L’astucieuse queue (ou ski) amovible à l’arrière lui permettait de franchir de plus grands obstacles, tranchées, fossés.

Pour en savoir plus :

Char Renault FT 17 au Musée de l’Armée

Char Renault FT-17 sur Wikipedia

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Restes de pétard raquette français lisse découvert dans des tranchées de la forêt d’Argonne (secteur Vienne-le-Château, Marne)

23 juin 2014

Vestiges de grenade à main française de circonstance dite << pétard raquette >> ou << pétard de la troisième armée >>, retrouvée avec des débris de projos allemands et français dans un secteur de tranchées disputé de la forêt d’Argonne (zone de Vienne-le-Château, Marne).

Grenade pétard raquette française lisse, tranchées forêt d’Argonne (vue de côté)

Grenade pétard raquette française lisse, tranchées forêt d’Argonne (autre vue de côté)

De ce pétard raquette ne subsistent que le tube lisse de 13 cm de longueur et 3,5 cm de diamètre extérieur environ ainsi que les restes de ligatures en gros fil de fer (diamètre du fil environ 2 mm). Il s’agit donc d’un modèle précoce car par la suite apparaîtront divers tubes striés puis quadrillés. Enfin un méplat sur la base du tube quadrillé des derniers modèles améliorera la fixation sur la planchette.

Grenade pétard raquette française lisse, tranchées forêt d’Argonne (vue de dessous)

Vue de dessous, les traces de la planchette de bois pourrie sont encore visibles. De grosses tiges métalliques venaient caler latéralement le tube rond sur la planchette.

Grenade pétard raquette française lisse, tranchées forêt d’Argonne (vue dessous et intérieur tube)

Le diamètre intérieur du tube est d’environ 2,5 cm (parois épaisses d’environ 5 mm) et il est ouvert sur toute la longueur (effet de l’oxydation ou ouvert d’origine, ce afin d’ajuster le diamètre pour la charge explosive ?) Avec la rouille, difficile de se prononcer. Vos avis et idées sur la question sont les bienvenus ;-)

Grenade pétard raquette française lisse, tranchées forêt d’Argonne (vue intérieur tube)

Vues à l’intérieur et au travers du tube.

Grenade pétard raquette française lisse, tranchées forêt d’Argonne (vue de part en part du tube)

Photo ci-dessous, un exemple de tube de pétard raquette français lisse, calé et ligaturé sur sa planchette de bois (source internet) :

Exemple de tube de pétard raquette français lisse ligaturé sur sa planchette de bois (site vente internet)

Il existe beaucoup de variantes de ces grenades plus ou moins artisanales du type pétard de la troisième armée, mais en principe ces pétards raquettes sont généralement équipés d’un tube explosif de 12,5 cm de long et de 3 cm de diamètre intérieur. Sur les fabrications précoces, le système d’allumage est constitué par une simple mèche de 5 secondes de retard. Par la suite, pour simplifier le mécanisme, on ajouta un petit bloc de bois contenant deux amorces pour fusil de chasse à piston, en face de la mèche, reliées entres elles par une petite pièce mécanique faisant office d’enclume.

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La pièce française de 2 Francs en argent Semeuse type << 1914 C >> frappée à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne)

21 juin 2014

Particularité de cette pièce française en argent Semeuse de 2 Francs de type << C >> concernant uniquement l’année 1914 : il s’agit d’une faible émission frappée à Castelsarrasin dans le Tarn-et-Garonne (d’où le << C >> en relief au-dessus du millésime)

Pièce française 2 Francs argent Semeuse type 1914 C frappée à Castelsarrasin (pile)

Cette pièce plus rare ne se distingue en effet de la « classique » 2 Frs 1914 (voir article précédent sur la pièce 2 Frs des années de guerre) que par l’ajout côté pile de la lettre C de son atelier de frappe. On peut en outre observer des variantes de la frappe de ces pièces quant au positionnement de cette lettre C, qualifiée de  « haute » ou « basse » (comme ici sur notre exemplaire, c-à-d frappée plus proche du millésime).

On retrouve la valeur 2 FRANCS qui domine le rameau d’olivier au centre, avec dessous les quatre chiffres du millésime 1914 surmonté donc de la lettre C de l’atelier de Castelsarrasin, entre corne d’abondance à gauche (différent représentant l’atelier de la Monnaie de Paris) et torche allumée à droite (différent représentant le maître de gravure Auguste Henri Patey). Et la devise  LIBERTE.EGALITE.FRATERNITE ceinturant la périphérie de la pièce.

Pièce française 2 Francs argent Semeuse type 1914 C frappée à Castelsarrasin (face)

En revanche le côté face est standard à toutes les pièces de la série Semeuse en argent de la période 1898-1920. Au centre on retrouve la Semeuse, symbole de la France, devant le soleil levant. La signature en creux O. Roty de son créateur, le graveur Oscar Roty, est visible sous ses pieds. Le tout entouré par REPUBLIQUE FRANCAISE. Les stries de la tranche cannelée de la pièce se distinguent de profil. En argent à 83 %, cette pièce de 27 mm de diamètre et de 2 mm d’épaisseur pèse 10 gr.

L’émission de cette pièce moins courante de 2 Francs type << 1914 C >> s’est limitée à 461.647 exemplaires, comparé aux 5.718.526 exemplaires de la 1914 « classique » (équivalent à un tirage plus de douze fois supérieur…) Elle répond à une nécessité de complément de frappe de monnaie temporaire en raison du conflit. Existe aussi pour la pièce de 1 Franc, mais là pour une émission beaucoup plus rare.

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Important : Inutile de demander la cote ou valeur des billets et monnaies car je ne possède pas les ouvrages spécialisés (et ce n’est pas le but recherché ici ;-) — Please don’t ask price of notes or coins because I don’t have specialized books Bitte nicht den Preis der Banknoten oder Münzen fragen, weil ich keine speziellen Bücher haben.

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Vestiges de boyaux et tranchées en forêt d’Argonne (secteur de Vienne-le-Château, Marne)

1 avril 2014

Belle balade en forêt d’Argonne sous un magnifique soleil printanier. Mais le sol tourmenté du secteur de Vienne-le-Château (51) nous rappelle combien les combats furent âpres en ces lieux. Tous ces vestiges de tranchées et boyaux courent en zigzag sur un sol encore bouleversé par les cratères d’innombrables explosions. Bref, les séquelles d’un champ de bataille avec le relief en plus et de nombreuses rivières. L’eau très présente qui rendit les conditions de vie des combattants de l’Argonne si difficiles…

Vestiges de boyaux et tranchées en forêt d'Argonne (secteur de Vienne-le-Château, Marne)

Vestiges de boyaux et tranchées en forêt d'Argonne (secteur de Vienne-le-Château, Marne)

Vestiges de boyaux et tranchées en forêt d'Argonne (secteur de Vienne-le-Château, Marne)

Vestiges de boyaux et tranchées en forêt d'Argonne (secteur de Vienne-le-Château, Marne)

Vestiges de boyaux et tranchées en forêt d'Argonne (secteur de Vienne-le-Château, Marne)

Vestiges de boyaux et tranchées en forêt d'Argonne (secteur de Vienne-le-Château, Marne)

 

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A identifier : tubes creux en métal ramassés dans secteur allemand, ligne Hindenburg, Cambrai (Nord)

13 février 2014

Voici des tubes creux en métal à identifier. Ces trois exemplaires vus sur un site de vente internet proviennent de la même région du Cambrésis (Nord) et sont identiques à ceux que j’ai ramassés sur les arrières de la ligne Hindenburg allemande.

Tubes creux en métal à identifier (secteur allemand région Cambrai, Nord)

On pourrait les comparer par leur forme et leur taille aux queues des projos du lance-grenades allemand type Granatenwerfer MAIS ils sont pourtant différents (et pour ma part jamais rencontrés montés sur ce genre de munition).

Tubes creux en métal à identifier (secteur allemand région Cambrai, Nord)

Leur usage m’est inconnu d’où mon interrogation sur leur présence sur le terrain. Alors, ces tubes sont ils bien des éléments de munition ou de simples pièces d’outillage ??

Si vous aussi en avez rencontrés ou avez une explication, votre avis est le bienvenu.

 

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Cartes de voeux allemandes pour le Nouvel An (Glückwünschen zum neuen Jahre) sur le thème monétaire, années 1907-1908

4 février 2014

Cette première carte de voeux (Glückwünschen) postée à la saint-Sylvestre 1906 pour le Nouvel An 1907 représente un cochon porte-bonheur (le porc ici symbole de prospérité) qui traverse ce billet fantaisiste de nécessité (Geldschein) de 5 Mark (Fünf Mark) en tenant entre les dents le mythique trèfle à quatre feuilles. Quel souci du détail jusque dans la représentation des plis d’un billet qui aurait circulé. Les deux exemplaires au format carte postale avec correspondance et affranchissement au dos.

Carte de voeux pour le Nouvel An 1907 représentant un porc traversant un billet de nécessité de 5 Mark ou Geldschein (source site vente internet)

La seconde carte de voeux envoyée à la Saint-Sylvestre de l’année suivante 1907 pour le Nouvel An 1908 est toujours sur le thème monétaire, copiant cette fois un billet de banque de 20 Mark (Zwanzig Mark) déchiré par un personnage au visage enfantin (enfant ou angelot ?) Dessin surchargé de plusieurs pièces d’or et cette fois de tout un bouquet de trèfles à quatre feuilles. Là aussi l’aspect des plis de circulation d’un billet. Le message suggéré de bonheur et prospérité semble évident.

Carte de voeux pour le Nouvel An 1908 représentant un personnage au visage enfantin déchirant un billet de 20 Mark ou Geldschein surchargé de pièces d'or et de trèfles à quatre feuilles (source site de vente internet)

 

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